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Articles avec le tag ‘Guillaume Allègre’

France, Germany: The nonworking poor

By Guillaume Allègre

“The ways of thinking society, managing it and quantifying it are indissolubly linked”

Alain Desrosières, 1940-2013

The subject of working poverty emerged in Europe in public debate and academic discussion in the early 2000s, in parallel with the implementation of policies to “make work pay”. European guidelines on employment have explicitly mentioned the need to reduce working poverty since 2003, and Eurostat set up an indicator on the working poor in 2005 (Bardone and Guio). In France, policies to make work pay have taken the particular form of earned income supplements (PPE, then RSA). In Germany, a series of reforms of the labour market and social welfare (the Hartz Laws) were introduced in the early 2000s with the aim of activating the unemployed. suite…»

France, Allemagne : pauvreté des non-travailleurs

par Guillaume Allègre

« Les façons de penser la société, de la gérer et de la quantifier sont indissociables »

Alain Desrosières, 1940-2013

Le thème de la pauvreté au travail a émergé en Europe dans le débat public ainsi que dans le champ académique au début des années 2000, parallèlement à la mise en place de politiques visant à rendre le travail « payant ». Les lignes directrices européennes pour l’emploi mentionnent explicitement la nécessité de réduire la pauvreté des travailleurs depuis 2003 et Eurostat a mis en place un indicateur de pauvreté des travailleurs dès 2005 (Bardone et Guio). En France, les politiques visant à rendre le travail payant ont notamment pris la forme de compléments de revenus d’activité  (PPE puis RSA). suite…»

Superstars and fairness: Let the sky fall

By Guillaume Allègre

Are actors overpaid? A column by Vincent Maraval has launched a debate that is in essence ideological … in a good way. Indeed, it seems proper that high incomes need to be justified based on arguments that can convince the largest number of people. Pay levels cannot be  fair unless they are publicly defensible. In this spirit, by drawing on an analysis of the economics of superstars, this post supports the idea that a small number of actors, and of artists in general, receive collectively constructed income, which justifies an intervention that is designed to reduce income inequalities. suite…»

Superstars et équité : Let the sky fall

Par Guillaume Allègre

Les acteurs sont-ils trop payés ? La tribune de Vincent Maraval a lancé un débat par essence idéologique… dans le bon sens du terme. Il semble en effet sain que les hauts revenus doivent se justifier en s’appuyant sur une argumentation susceptible de convaincre le plus grand nombre. Les rémunérations ne peuvent être justes que si elles sont publiquement défendables. Dans cet esprit, en s’appuyant sur l’analyse de l’économie des superstars, cette tribune défend l’idée qu’une petite partie des acteurs, et en général des artistes, capte une rente construite collectivement, ce qui justifie une intervention ayant pour objet de réduire les écarts de revenus. suite…»

Individualisation ou conjugalisation de l’impôt : que faire après la décision du Conseil constitutionnel ?

par Guillaume Allègre

Le Conseil constitutionnel a censuré la contribution exceptionnelle sur les très hauts revenus d’activité au motif qu’elle est prélevée auprès des personnes physiques et non du foyer fiscal ; ainsi elle méconnaîtrait les principes d’imposition selon la faculté contributive et d’égalité devant les charges publiques. En rappelant que tous les prélèvements progressifs sur le revenu doivent tenir compte de la situation familiale du foyer fiscal, la logique juridique du Conseil s’oppose à la logique économique et peut conduire à une complexité inutile du système social et fiscal. suite…»

Pigeons: how to tax entrepreneurial income? (2/2)

By Guillaume Allègre and Xavier Timbeau

After having proposed in the 2013 Budget Bill to tax gains from the sale of securities at the progressive scale used by France’s income tax, and no longer at a proportional rate of 19%, the government has now promised to correct its course, under the pressure of a group of entrepreneurs who rallied on the social networks under the hashtag #geonpi (“pigeons”, using French verlan slang, which inverts syllables). An amendement proposed by the government introduces an exemption from the income tax rate on the condition of a specified period of ownership (2 years), a percentage of ownership of the shares (10% of voting rights) and status as an employee or director. Entrepreneurs will thus remain subject to the proportional tax rate of 19%. In a first post, we described how capital gains should be taxed in an equitable way with levies on income from work. In what conditions could entrepreneurs and people with a significant stake in a company justify special treatment of their gains from the sale of securities? suite…»

Pigeons : comment imposer le revenu des entrepreneurs ? (2/2)

Par Guillaume Allègre et Xavier Timbeau

Après avoir proposé dans le projet de loi de finances 2013 d’imposer les gains de cession de valeurs mobilières au barème progressif de l’IR,  et non plus à un taux proportionnel de 19%, le gouvernement a promis de corriger sa copie, sous la pression d’un groupe d’entrepreneurs qui s’est mobilisé sur le web sous le hashtag #geonpi (pigeons). Un amendement proposé par le gouvernement prévoit une dérogation à l’imposition au barème sous condition de durée de détention (2 ans), de pourcentage de détention des titres (10% des droits de vote) et d’activité salariée ou dirigeante. Les entrepreneurs resteraient ainsi soumis à l’imposition au taux proportionnel de 19%. Dans un premier billet, nous avons décrit comment les plus-values devaient être imposées de manière à respecter l’équité avec les revenus du travail. En quoi la situation des entrepreneurs et des personnes possédant une part significative du capital d’une entreprise justifie-t-elle une prise en compte particulière des gains de cession de valeurs mobilières ? suite…»

Pigeons: how to tax capital gains (1/2)

By Guillaume Allègre and Xavier Timbeau

After having proposed in the 2013 Budget Bill to tax gains from the sale of securities at the progressive scale used by France’s income tax, and no longer at a proportional rate of 19%, the government has now promised to correct its work under the pressure of a group of entrepreneurs who rallied on the social networks under the hashtag #geonpi (“pigeons”, using French verlan slang, which inverts syllables). An amendment to the Bill was passed to this effect. Here we discuss the equitable taxation of capital gains on securities. In a second post, we will discuss the specificity of entrepreneurship. suite…»

Pigeons : comment imposer les plus-values mobilières (1/2)

Par Guillaume Allègre et Xavier Timbeau

Après avoir proposé dans le Projet de loi de finances 2013 d’imposer les gains de cession de valeurs mobilières au barème progressif de l’IR,  et non plus à un taux proportionnel de 19 %, le gouvernement a promis de corriger sa copie, sous la pression d’un groupe d’entrepreneurs qui s’est mobilisé sur les réseaux sociaux sous le hashtag #geonpi (« pigeons »). Un amendement au projet de loi a été voté en ce sens. Nous discutons ici de l’imposition équitable des plus-values mobilières. Dans un second billet, nous discuterons de la spécificité de l’entreprenariat. suite…»

Petits transferts entre familles

par Guillaume Allègre

Une des premières mesures prises par le nouveau gouvernement a été d’augmenter de 25 % l’Allocation de rentrée scolaire (ARS) dès la rentrée 2012. Cette mesure figurait dans les 60 engagements du candidat Hollande avec l’abaissement du plafonnement de l’avantage lié au quotient familial (QF) (engagement 16)[1] qui devrait être voté en juillet 2012. Ces deux instruments de la politique familiale (ARS, QF) ont des logiques et des effets très différents. Alors que l’ARS concerne les ménages modestes du fait d’une mise sous conditions de ressources, le plafond du quotient familial n’affecte que les ménages les plus aisés. Le financement de l’augmentation de l’ARS par une baisse du plafonnement du QF doit permettre de maintenir les ressources de la politique familiale. Cette réforme implique un transfert d’environ 400 millions d’euros des familles dont le niveau de vie se situe dans le décile le plus élevé vers les familles les plus modestes, celles dont le niveau de vie se situe dans les quatre premiers déciles de niveau de vie.  suite…»


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