In memoriam. Raymond Boudon

par Michel Forsé

Raymond Boudon, Professeur émérite de l’Université Paris Sorbonne, est mort à l’âge de 79 ans le mercredi 10 avril 2013. Difficile de résumer une œuvre aussi féconde. Il fut bien sûr le chef de file de ce courant de pensée que l’on nomme l’individualisme méthodologique selon lequel le collectif est toujours le résultat d’actions individuelles et rationnelles. Il a consacré une grande part de ses travaux à en exposer les fondements en se rattachant beaucoup à la pensée de Max Weber. Au début de sa carrière, ses contacts personnels avec l’américain Paul Lazarsfeld l’avaient amené à développer une approche formalisée et rigoureuse des faits sociaux, à l’opposé du structuralisme en vogue à l’époque et qu’il n’appréciait guère. Pour lui, comme le titre d’un de ses derniers livres (2011) l’indique, la sociologie était une science au sens fort du terme. En ce sens, il a aussi par de nombreux articles et livres essayé de montrer tous les ravages auxquels le relativisme idéologique ou culturel pouvait conduire. Lire la suite de « In memoriam. Raymond Boudon »

Share Button

Social networks today. A decidedly small world

by Michel Forsé

Everyone has undoubtedly had personal experience at least once in their lives of what is suggested by the notion of a “small world”. You meet a complete stranger and you realize that you share a mutual acquaintance. Back in the 1960s, Stanley Milgram provided empirical validation of this intuitive notion by trying to determine how many intermediaries it took on average to link two individuals who did not know each other in a large country like the United States. He conducted a clever experiment that yielded a striking result: 5.2 intermediaries sufficed (or 6 “degrees of separation”, as the saying goes). Lire la suite de « Social networks today. A decidedly small world »

Share Button

Les réseaux sociaux d’aujourd’hui. Un monde décidément bien petit

par Michel Forsé

Chacun a certainement personnellement expérimenté au moins une fois ce que suggère l’idée du « petit monde ». On rencontre un parfait inconnu et l’on s’aperçoit que l’on a avec lui une connaissance commune. Dès les années 1960, Stanley Milgram a apporté des éléments de validation empirique à cette intuition en essayant de déterminer combien il fallait en moyenne d’intermédiaires pour relier deux individus ne se connaissant pas dans une société aussi vaste que celle des Etats-Unis. Grâce à une expérimentation astucieuse, le résultat qu’il obtint fut frappant : 5,2 (ou 6 « degrés de séparation », comme on le dit souvent, passant par ces 5 intermédiaires). Lire la suite de « Les réseaux sociaux d’aujourd’hui. Un monde décidément bien petit »

Share Button