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Capitalisme et cohésion sociale
Mario
Amendola, Jean-Luc Gaffard
Economica
2012
Présentation
par l'éditeur
En dépit de la crise en cours,
les décideurs restent
prisonniers de vieilles idées
qui ont consisté à célébrer une
nouvelle économie débarrassée de
tout conflit et de toute
instabilité.
Pourtant la
réalité du moment comme tous les
grands épisodes de l'histoire
économique récente du
capitalisme témoignent de la
récurrence de changements
structurels aux conséquences
jamais anticipées qui créent les
conditions de cette instabilité.
La maîtrise des fluctuations
reste un enjeu essentiel. Elle
ne saurait être réalisée en
appliquant les règles
intangibles et en imaginant
pouvoir construire un équilibre
fait de flexibilité des marchés
et de neutralité des
gouvernements, au mépris de la
démocratie et de la cohésion
sociale. Elle requiert frictions
et rigidités sur les marchés,
activisme monétaire et
budgétaire impliquant de
résoudre les inévitables
conflits d'objectifs et
d'intérêts au moyen d'arbitrages
qui relèvent du débat
démocratique et privilégient la
cohésion sociale. La
mondialisation des échanges,
dont il ne faut pas ignorer les
effets bénéfiques, n'implique
pas que l'on doive renoncer à un
modèle économique et social qui
a fait ses preuves dans les
économies développées. Elle ne
sera viable que s'il est répondu
à l'extension du marché par une
extension du champ de l'action
politique obéissant aux mêmes
principes de régulation et de
recherche de cohésion sociale.
Mario
Amendola est Professeur à
l'Université de Rome La Sapienza.
Jean-Luc Gaffard est Professeur
des Universités, Membre
honoraire de l'Institut
Universitaire de France,
Professeur à SKEMA Business
School et Directeur de
département à l'Observatoire
Français des Conjonctures
Economiques.
Ils ont obtenu le Prix
Schumpeter délivré par
l'International Schumpeter
Society en 2008 pour leur
ouvrage The Market Way to Riches
: Behind the Myth (Edward Elgar,
2006).
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