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Articles avec le tag ‘Sébastien Villemot’

Effets de bilan d’un éclatement de l’euro

par Cédric Durand (Université Paris 13) et Sébastien Villemot

Lorsqu’il a été introduit au tournant du millénaire, l’euro était largement perçu comme une réalisation majeure pour l’Europe. Les succès économiques apparents, conjugués à la convergence de plusieurs indicateurs économiques entre pays, ont nourri ce sentiment de succès. Quelques années plus tard, le tableau semble radicalement différent. La crise financière mondiale a révélé des déséquilibres qui ont conduit à la crise des dettes souveraines et ont amené la zone euro au bord de la dislocation. Les politiques d’austérité, qui sont devenues la norme sur le continent en 2011, ont alimenté une longue stagnation[1], avec des taux de croissance bien pâles en comparaison des États-Unis et du Royaume-Uni. suite…»

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Pourquoi la Grèce ne parvient-elle pas à se désendetter ?

par Sébastien Villemot

Entre 2007 et 2015, la dette publique grecque est passée de 103 % à 179 %[1] du PIB (voir graphique ci-dessous).  L’augmentation du ratio a été ininterrompue, exceptée une baisse de 12 points en 2012 à la suite de la restructuration imposée aux créanciers privés, et ce malgré l’application de deux programmes d’ajustement macroéconomique (et le commencement d’un troisième) dont l’objectif était précisément de redresser les comptes publics grecs. L’austérité a plongé le pays dans une spirale récessive et déflationniste, rendant son désendettement difficile sinon impossible, ce qui pose avec acuité la question d’une nouvelle restructuration. suite…»

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Quelle stratégie pour le rééquilibrage interne de la zone euro ?

par Sébastien Villemot et Bruno Ducoudré

Depuis le déclenchement de la crise financière, la zone euro a fait des efforts importants pour résorber ses déséquilibres commerciaux. En 2009, seuls l’Allemagne, les Pays-Bas et l’Autriche présentaient un excédent de leur compte courant, tandis que tous les autres, et en particulier la France, l’Italie et l’Espagne enregistraient un déficit courant, de sorte que le solde courant de la zone euro était déficitaire (−0,7 % du PIB). Cinq années plus tard, en 2014, la situation est radicalement différente. La zone euro présente un important excédent courant de 3,4 % du PIB ; la quasi-totalité des pays sont en excédent courant (graphique). suite…»

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Greece: an agreement, again and again

By Céline Antonin, Raul Sampognaro, Xavier TimbeauSébastien Villemot

… La même nuit que la nuit d’avant                  […The same night as the night before
Les mêmes endroits deux fois trop grands          The same places, twice too big
T’avances comme dans des couloirs                     
You walk through the corridors
Tu t’arranges pour éviter les miroirs                     
You try to avoid the mirrors
Mais ça continue encore et encore …                    
But it just goes on and on…]

Francis Cabrel, Encore et encore, 1985.

Just hours before an exceptional EU summit on Greece, an agreement could be signed that would lead to a deal on the second bail-out package for Greece, releasing the final tranche of 7.2 billion euros. Greece could then meet its deadlines in late June with the IMF (1.6 billion euros) as well as those in July and August with the ECB (6.6 billion euros) and again with the IMF (0.45 billion euros). At the end of August, Greece’s debt to the IMF could rise by almost 1.5 billion euros, as the IMF is contributing 3.5 billion euros to the 7.2 billion euro tranche.

Greece has to repay a total of 8.6 billion euros by September, and nearly 12 billion by the end of the year, which means funding needs that exceed the 7.2 billion euros covered by the negotiations with the Brussels Group (i.e. the ex-Troika). To deal with this, the Hellenic Financial Stability Fund (HFSF) could be used, to the tune of about 10 billion euros, but it will no longer be available for recapitalizing the banks. suite…»

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Grèce : un accord, encore et encore

par Céline Antonin, Raul Sampognaro, Xavier Timbeau, Sébastien Villemot

… La même nuit que la nuit d’avant
Les mêmes endroits deux fois trop grands
T’avances comme dans des couloirs
Tu t’arranges pour éviter les miroirs
Mais ça continue encore et encore …

Francis Cabrel, Encore et encore, 1985.

À quelques heures d’un sommet européen exceptionnel sur la Grèce, un accord pourrait être signé et permettrait de clore le second plan d’aide à la Grèce, débloquant la dernière tranche de 7,2 milliards d’euros. La Grèce pourrait alors faire face aux échéances de la fin juin auprès du FMI (1,6 Mds d’euros), puis de celles de juillet et août auprès de la BCE (6,6 Mds d’euros) et à nouveau auprès du FMI (0,45 Mds d’euros). A la fin du mois d’août, la dette de la Grèce auprès du FMI pourrait augmenter de presque 1,5 Mds d’euros, puisque le FMI contribue à hauteur de 3,5 Mds d’euros à la tranche de 7,2 Mds d’euros.

Jusqu’au mois de septembre, la Grèce doit rembourser un total de 8,6 Mds d’euros et, jusqu’à la fin de l’année, presque 12 Mds d’euros, soit des besoins qui excèdent les 7,2 Mds d’euros sur lesquels porte la négociation avec le Groupe de Bruxelles (i.e. l’ex troïka). À cet effet, le fonds hellénique de stabilité financière (HFSF) pourrait être mobilisé, à hauteur d’environ 10 Mds d’euros, mais il ne serait plus disponible pour recapitaliser les banques. suite…»

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Investment behaviour during the crisis: a comparative analysis of the main advanced economies

By Bruno DucoudréMathieu Plane and Sébastien Villemot

This text draws on the special study, Équations d’investissement : une comparaison internationale dans la crise [Investment equations : an international comparison during the crisis], which accompanies the 2015-2016 Forecast for the euro zone and the rest of the world.

The collapse in growth following the subprime crisis in late 2008 resulted in a decline in corporate investment, the largest since World War II in the advanced economies. The stimulus packages and accommodative monetary policies implemented in 2009-2010 nevertheless managed to halt the collapse in demand, and corporate investment rebounded significantly in every country up to the end of 2011. But since 2011 investment has followed varied trajectories in the different countries, as can be seen in the differences between, on the one hand, the United States and the United Kingdom, and on the other the euro zone countries, Italy and Spain in particular. At end 2014, business investment was still 27% below its pre-crisis peak in Italy, 23% down in Spain, 7% in France and 3% in Germany. In the US and the UK, business investment was 7% and 5% higher than the pre-crisis peaks (Figure). suite…»

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Les comportements d’investissement dans la crise : une analyse comparée des principales économies avancées

Par Bruno Ducoudré, Mathieu Plane et Sébastien Villemot

Ce texte renvoie à l’étude spéciale « Équations d’investissement : une comparaison internationale dans la crise » qui accompagne les Perspectives 2015-2016 pour la zone euro et le reste du monde.

L’effondrement de la croissance consécutif à la crise des subprime fin 2008 s’est traduit par une chute de l’investissement des entreprises, la plus importante depuis la Seconde Guerre mondiale dans les économies avancées. Les plans de relance et les politiques monétaires accommodantes mises en œuvre en 2009-2010 ont toutefois permis de stopper l’effondrement de la demande ; et l’investissement des entreprises s’est redressé de façon significative dans tous les pays jusqu’à la fin 2011. Mais depuis 2011, l’investissement a été marqué par des dynamiques très différenciées selon les pays, en témoignent les écarts entre d’un côté les Etats-Unis et le Royaume-Uni et de l’autre les pays de la zone  euro, en particulier l’Italie et l’Espagne. Fin 2014, l’investissement des entreprises se situait encore 27 % en-dessous de son pic d’avant-crise en Italie, 23 % en Espagne, 7 % en France et 3 % en Allemagne. Aux États-Unis et au Royaume-Uni, l’investissement des entreprises était respectivement 7 % et 5 % au-dessus de son pic d’avant-crise (cf. graphique). suite…»

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Greece on a tightrope

By Céline Antonin, Raul Sampognaro, Xavier Timbeau and Sébastien Villemot

This text summarizes the special study, “Greece on a tightrope”

Since early 2015, Greece’s new government has been facing intense pressure. At the very time that it is negotiating to restructure its debt, it is also facing a series of repayment deadlines. On 12 May 2015, 750 million euros was paid to the IMF by drawing on the country’s international reserves, a sign that liquidity constraints are becoming more and more pressing, as is evidenced by the letter sent by Alex Tsipras to Christine Lagarde a few days before the deadline. The respite will be short: in June, the country has to make another payment to the IMF for 1.5 billion euros. These first two deadlines are only a prelude to the « wall of debt » that the government must deal with in the summer when it faces repayments of 6.5 billion euros to the ECB. suite…»

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La Grèce sur la corde raide

par Céline Antonin, Raul Sampognaro, Xavier Timbeau et Sébastien Villemot

Ce texte résumé l’étude spéciale : « La Grèce sur la corde raide ».

Depuis le début de l’année 2015, une forte pression s’exerce sur le nouveau gouvernement grec. Alors qu’il est en pleine négociation en vue d’une restructuration de sa dette, il doit faire face à une succession d’échéances de remboursement. Le 12 mai 2015, 750 millions d’euros ont pu être remboursés au FMI en puisant sur les réserves internationales du pays, signe que les contraintes de liquidité deviennent de plus en plus prégnantes comme l’atteste la lettre envoyé par A. Tsipras à C. Lagarde quelques jours avant l’échéance. Le répit sera de courte durée : en juin, le pays doit encore rembourser au FMI un total de 1,5 milliard d’euros. Ces deux premières échéances ne sont qu’un prélude au « mur de la dette » auquel devra faire face le gouvernement pendant l’été puisqu’il devra honorer un remboursement de 6,5 milliards d’euros à la BCE.

Jusqu’à présent, la Grèce a payé en dépit des difficultés et de la suspension du programme d’aide négocié avec les institutions (ex-troïka). Ainsi les 7,2 milliards d’euros de déboursements sont bloqués depuis février 2015 et la Grèce doit trouver un accord avec l’ex-troïka avant le 30 juin si elle veut pouvoir bénéficier de cette manne financière, faute de quoi les échéances auprès de la BCE et du FMI conduiraient la Grèce au défaut de paiement. suite…»

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