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l'indicateur avancé zone euro Un signal peu assuré de retournement dans la zone euro 10/05/13 Selon l’estimation de mai de l’indicateur Eurocroissance, calculé par Euroframe, la croissance du PIB réel de la zone euro pourrait devenir positive au premier trimestre 2013 (+0,3 %). Cependant ce rebond, qui compenserait partiellement la violente chute de la fin de l’année dernière, devrait être que de courte durée dans la mesure où le taux de croissance pourrait retomber sous zéro au deuxième trimestre 2013 (-0,1 %). Les prévisions de mai de l’indicateur ont révisé en baisse les précédentes, -0,1 point. Une contribution moins favorable qu’escompté le mois dernier de l’enquête de conjoncture industrielle est la raison de cette rechute qui souligne l’extrême fragilité de ce signal de retournement. L’amélioration des perspectives de court terme pour la première moitié de 2013 provient de l’enquête auprès de l’industrie, qui s’est fortement redressée depuis novembre 2012. En conséquence, sa contribution est devenue positive au premier trimestre 2013. Cependant, la rechute de l’enquête industrielle en mars souligne la nécessité d’être prudent dès lors que les indicateurs de confiance peuvent être volatiles en incorporant une opinion subjective sur la situation des marchés financiers ou sur l’évolution de la crise de la zone euro, en plus d’un jugement sur la situation courante des affaires. Les autres composantes de l’indicateur, les enquêtes auprès de la construction et des ménages, sont toujours plutôt déprimées et ne contribuent pas à la croissance positive anticipée. L’effet retardé de la baisse de l’euro contre le dollar jusqu’à la mi-2012 soutient encore la croissance au premier trimestre de cette année, mais sa contribution va devenir négative au trimestre prochain en conséquence de l’appréciation de l’euro dans la seconde moitié de 2012. En résumé, il est trop tôt pour affirmer que la zone euro a atteint un creux conjoncturel à la fin de l’année dernière. L’expérience a aussi montré que les indicateurs peuvent ne pas être très précis pour anticiper exactement la date des retournements. De plus, si les craintes d’un éclatement de la zone euro se sont atténuées grâce au sauvetage de la Grèce et au programme OMT de la BCE, les perspectives des finances publiques sont incertaines malgré la reconduction des plans d’austérité dans la plupart des pays membres, ce qui implique toujours des effets négatifs sur l’activité pour l’ensemble de la zone. Hervé Péléraux, Département Analyse et Prévision, pour Euroframe
Une chance de retournement 11/04/13 Selon l’estimation d’avril de l’indicateur Eurocroissance, calculé par Euroframe, la croissance du PIB réel de la zone euro pourrait devenir positive au premier trimestre 2013. Cependant ce rebond, qui compenserait partiellement la violente chute de la fin de l’année dernière, devrait être que de courte durée dans la mesure où le taux de croissance pourrait retomber à zéro au deuxième trimestre 2013. Cette nouvelle positive d’une interruption de la récession, au moins dans la première moitié de 2013, est conforme aux anticipations concernant l’Allemagne : l’économie dominante de la zone euro va probablement rebondir significativement après sa forte chute au quatrième trimestre 2012. Les prévisions d’avril de l’indicateur sont quasiment inchangées par rapport à celles de mars. Seule l’estimation du deuxième trimestre a été légèrement révisée en baisse, -0,1 point. L’amélioration des perspectives de court terme provient de l’enquête auprès de l’industrie, qui s’est fortement redressée depuis novembre 2012. En conséquence, sa contribution est devenue positive au premier trimestre 2013. Cependant, la rechute de l’enquête industrielle en mars souligne la nécessité d’être prudent dès lors que les indicateurs de confiance peuvent être volatiles en incorporant une opinion subjective sur la situation des marchés financiers ou sur l’évolution de la crise de la zone euro, en plus d’un jugement sur la situation courante des affaires. Les autres composantes de l’indicateur, les enquêtes auprès de la construction et des ménages, sont toujours plutôt déprimées et ne contribuent pas à la croissance positive anticipée. L’effet retardé de la baisse de l’euro contre le dollar jusqu’à la mi-2012 soutient encore la croissance au premier trimestre de cette année, mais sa contribution va devenir négative au trimestre prochain en conséquence de l’appréciation de l’euro dans la seconde moitié de 2012. En résumé, il est trop tôt pour affirmer que la zone euro a atteint un creux conjoncturel à la fin de l’année dernière. L’expérience a aussi montré que les indicateurs peuvent ne pas être très précis pour anticiper exactement la date des retournements. De plus, si les craintes d’un éclatement de la zone euro se sont atténuées grâce au sauvetage de la Grèce et au programme OMT de la BCE, les perspectives des finances publiques sont incertaines malgré la reconduction des plans d’austérité dans la plupart des pays membres, ce qui implique toujours des effets négatifs sur l’activité pour l’ensemble de la zone. Hervé Péléraux, Département Analyse et Prévision, pour Euroframe
Pronostic de fin de crise, mais les risques demeurent 13/03/13 Les perspectives pour l’économie de la zone euro se sont quelque peu améliorées ces derniers mois. Après cinq trimestres consécutifs de recul du PIB réel, l’estimation de mars de l’indicateur Eurocroissance, calculé par Euroframe, anticipe une faible croissance durant les deux premiers trimestres de cette année. Ainsi, après sa forte chute de la fin 2012, le PIB pourrait croître de 0,3 % au premier trimestre, puis de 0,1 % au deuxième. Cette nouvelle positive est en ligne avec quelques autres prévisions, notamment pour l’Allemagne : l’économie dominante va probablement bénéficier d’un rebond sensible après le fort déclin du quatrième trimestre de l’année dernière. Néanmoins, la prudence est de mise car ces perspectives
positives dépendent pour le moment principalement de l’amélioration des
indicateurs de sentiment, alors que les données réelles relatives aux
nouvelles commandes, à la production et aux ventes sont toujours trop
faibles pour valider un retournement. Et on doit garder à l’esprit que
les modèles de prévision peuvent manquer de précision pour en annoncer
la date. L’amélioration des enquêtes reflète probablement le soulagement sur des marchés financiers à propos de l’avenir de l’Union monétaire. L’éclatement envisagé il y a quelques mois n’est plus à l’ordre du jour, et les rendements et les volatilités se sont repliés. Mais il est certainement trop tôt pour affirmer que le pire est passé. Les perspectives des finances publiques sont incertaines, et il est également délicat d’anticiper le retour de la croissance dans les pays en crise. Néanmoins, selon l’indicateur, il existe l’espoir d’une petite amélioration pour la zone euro dans son ensemble. Joachim Scheide, Kiel Institute for the World Economy, pour Euroframe
Stabilisation possible de l’économie de la zone euro 04/02/13 L’indicateur Eurocroissance, calculé par Euroframe début février, anticipe une maigre reprise de la croissance de la zone euro cet hiver après une récession technique l’été et l’automne derniers. En ligne avec l’estimation de janvier, l’indicateur prévoit en février une croissance trimestrielle nulle au dernier trimestre de 2012. Néanmoins, l’estimation pour le premier trimestre 2013 a été réévaluée de 0,1 point, suggérant un raffermissement. La production dans la zone euro resterait cependant 2,3 % sous son dernier pic d’il y a quatre ans, et 0,1 % sous son niveau du premier trimestre de l’année dernière. Le léger mieux anticipé depuis janvier provient d’une petite hausse de la contribution du climat des affaires dans le bâtiment. Le taux de change réel de l’euro contre le dollar, qui affecte l’indicateur avec un retard de deux trimestres, a contribué positivement à la croissance pendant déjà cinq trimestres consécutifs. L’effet du renforcement récent de l’euro n’est pas encore visible, mais s’il s’avère durable, commencera à peser sur la croissance ces prochains trimestres. Le rebond des marchés d’actions au début de 2012, avec quelques à-coups à l’automne, a soutenu l’indicateur notamment durant les trimestres considérés. D’un autre côté, les contributions des enquêtes auprès des industriels et des ménages continuent encore à déprimer les prévisions de croissance sur une base trimestrielle, bien que l’amélioration récente des enquêtes mensuelles plaide pour un léger mieux. L’anticipation de la fin de la récession et l’enclenchement d’une reprise fragile sont conditionnels aux fluctuations des anticipations des agents économiques. L’approfondissement des problèmes dans les pays de la zone euro en crise pourrait marquer une nouvelle dégradation en déprimant les industriels et les ménages et en réduisant à néant la hausse des marchés d’actions aussi dans les autres pays. La stabilisation des marchés de dette souveraine depuis août dernier doit beaucoup à l’annonce du programme OMT par la BCE et des avancées sur la régulation bancaire. Il va sans dire tout décalage dans la mise en œuvre de ces plans pourrait facilement renverser les anticipations et déprimer la croissance. Paavo Suni, The Research Institute of the Finnish Economy, ETLA
Sombres perspectives, encore…- 11/01/13 Les résultats de janvier de l’indicateur Eurocroissance, calculé par Euroframe, donnent peu de raisons d’être optimiste. La croissance réelle du PIB ne devrait pas reprendre, bien que les dernières prévisions laissent penser que le recul de l’activité économique pourrait s’interrompre à la charnière de 2012 et de 2013. Mais compte tenu de l’incertitude qui marque les prévisions, ces résultats doivent être considérés avec prudence dans la mesure où ils reposent sur un rebond très récent de l’enquête de conjoncture auprès de l’industrie qui ne peut être vu comme un signal fiable de retournement. De tels mouvements ont déjà marqué les enquêtes à la charnière de 2011 et de 2012, mais ils ont généré à l’époque un faux signal de croissance positive pour le premier trimestre 2012. La contribution de l’enquête industrie s’améliore un peu, mais est toujours négative, si bien qu’aucune impulsion positive à la croissance n’est à attendre de ce secteur dans un avenir proche. L’enquête auprès de la construction est plutôt neutre. Les marchés d’actions se sont retournés depuis leur point bas à la fin du printemps dernier, poussant à la hausse les prévisions de croissance, tandis que la contribution du taux de change réel de l’euro contre le dollar est légèrement positive depuis cinq trimestres. Du côté des mauvaises nouvelles, les ménages sont toujours très pessimistes de telle sorte que la contribution négative de l’indicateur de confiance se creuse encore depuis ses niveaux déjà très bas. Il est évidemment trop tôt pour affirmer que la crise est terminée, mais certains indices très préliminaires laissent penser que le gros de la baisse de l’activité en zone euro depuis un an pourrait être arrivé à son terme. Le rôle clé joué par la Banque Centrale Européenne l’été dernier – la mise en place du programme Outright Monetary Transactions – a probablement été un élément déterminant de la solution du problème en débarrassant le système financier du risque attaché aux dettes souveraines. Cependant, le sentier de croissance de la zone euro subit toujours la contrainte imposée par les ajustements budgétaires intenses conduits par les états membres. Tant que les politiques budgétaires dans la zone euro seront contraintes par la réduction des déficits et des ratios de dette, l’effet restrictif des consolidations n’améliorera pas les perspectives à court terme. Hervé Péléraux, Département analyse et prévision, pour Euroframe
note méthodologique L’indicateur Eurocroissance vise à prévoir le taux de croissance trimestriel du PIB de la zone euro deux trimestres au-delà des dernières données disponibles. Les composantes de l’indicateur sont sélectionnées parmi les données d’enquête et les données financières, séries rapidement disponibles et non révisées. Les séries mensuelles sont trimestrialisées par moyenne de leurs valeurs mensuelles. La sélection des séries est menée sur une base économétrique en partant des enquêtes réalisées par la Commission européenne auprès des entreprises et des ménages : industrie, construction, commerce de détail, services et consommateurs. De ce vaste ensemble de données, seules sont extraites quelques séries provenant de l’enquête industrie (tendance passée et prévue de la production), de l’enquête construction (indicateur de confiance) et de l’enquête ménages (gros achats). Deux séries financières sont également significatives, le taux de croissance du taux de change réel de l’euro contre le dollar et un indice boursier concernant la zone euro. Certaines des composantes sont avancées d’au moins deux trimestres, et peuvent être utilisées comme telles pour prévoir la croissance du PIB. Les autres sont coïncidentes, ou ne sont pas suffisamment avancées pour effectuer une prévision à deux trimestres. Ces séries doivent être prévues, mais sur un horizon de court terme qui n’excède jamais quatre mois. Toutes ces prévisions sont réalisées par des équations mensuelles autorégressives. L’indicateur Eurocroissance est calculé chaque mois, peu après la publication des enquêtes auprès des entreprises et des ménages. Pour de plus amples informations, contacter Hervé Péléraux
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observatoire français des conjonctures économiques - centre de recherche en économie de Sciences Po 69 quai d'Orsay 75340 Paris Cedex 07 tél: +33 (0)1 44 18 54 00 |