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L'indicateur avancé de l’OFCE pour l'économie française

2015  2014  2013


L’énigme des enquêtes de conjoncture …28/05/2015

L’amélioration des indicateurs de consommation au tournant de 2014 et de 2015, les enquêtes auprès du commerce de détail et des ménages, a traduit l’effet de la baisse du prix du pétrole sur le comportement de dépense des ménages. Les comptes nationaux trimestriels, dans leur évaluation préliminaire publiée à la mi-mai pour le 1er trimestre 2015, l’ont répercuté en affichant une hausse du PIB de +0 ,6 %, deux fois supérieure à celle anticipée par l’indicateur avancé, fondé économétriquement sur les enquêtes de conjoncture auprès des seuls secteurs productifs, l’industrie, les services et la construction.

Un premier signal de reprise – c’est-à-dire un franchissement du taux de croissance de long terme de l’économie évalué à 0,4 % par trimestre, a ainsi été lancé par les comptes trimestriels, mais reposant pour le moment sur des facteurs de demande transitoires, il devra être conforté par un signal parallèle du côté de l’offre. Or, les climats des affaires dans les différentes branches restent singulièrement atones malgré l’amélioration de l’environnement depuis près d’un an avec l’atténuation de l’austérité, la chute du prix du pétrole et de l’euro, la montée en charge du CICE et l’entrée en phase opérationnelle du Pacte de Responsabilité. En conséquence de quoi, la croissance de l’activité que leur évolution récente sous-tend, d’environ +0,3 % par trimestre au T2 et au T3, ne témoigne pas d’une montée en régime par rapport au sentier qui prévaut depuis plusieurs trimestres.

Le cas de figure le meilleur pour la croissance serait que les chefs d’entreprise perçoivent mal la reprise de l’activité, à supposer que le signal lancé au premier trimestre par les comptes nationaux débouche effectivement sur une reprise. Mais dans ce cas l’outil aura failli pour l’anticiper. L’autre cas de figure serait que l’indicateur ait conservé sa pertinence. Mais dans ce cas, en l’état actuel de l’information sur les enquêtes, il ne faut pas attendre une pérennisation de la bonne croissance du 1er trimestre et l’enclenchement d’une phase de reprise de l’activité.

Hervé Péléraux, Département Analyse et Prévision

 

Le taux de croissance du PIB selon les comptes nationaux et selon l’indicateur

 

En %, t/t-1, prix chaînés, base 2010

2014 T2

2014 T3

2014 T4

2015 T1

2015 T2

2015 T3

INSEE

-0,1

+0,2

0

+0,6

-

-

Indicateur

+0,2

+0,2

+0,3

+0,3

+0,3

+0,4

Sources : INSEE, calculs et prévisions OFCE. 

 

Séries historiques

 


06/05/15

 

Le taux de croissance du PIB selon les comptes nationaux et selon l’indicateur

 

En %, t/t-1, prix chaînés, base 2010

2014 T1

2014 T2

2014 T3

2014 T4

2015 T1

2015 T2

INSEE

-0,1

-0,1

+0,3

+0,1

-

-

Indicateur

+0,3

+0,2

+0,2

+0,3

+0,3

+0,2

Sources : INSEE, calculs et prévisions OFCE. 

 

Séries historiques

 

02/04/15

 

Le taux de croissance du PIB selon les comptes nationaux et selon l’indicateur

 

En %, t/t-1, prix chaînés, base 2010

2014 T1

2014 T2

2014 T3

2014 T4

2015 T1

2015 T2

INSEE

-0,1

-0,1

+0,3

+0,1

-

-

Indicateur

+0,3

+0,2

+0,2

+0,3

+0,3

+0,3

Sources : INSEE, calculs et prévisions OFCE. 

 

Séries historiques

 


Pas de signal d’une véritable reprise dans l’immédiat - 05/03/15

L’économie française peine à renouer avec la croissance, en alternant trimestres de croissance significativement positive et trimestres de croissance nulle ou quasi nulle. La deuxième moitié de 2014 ne fait pas exception à ce schéma, avec des hausses du PIB de 0,3 % au troisième trimestre puis à peine positive au quatrième. L’indicateur, qui vise à transcrire l’information conjoncturelle contenue dans les enquêtes de conjoncture sous la forme d’un taux de croissance du PIB, décrit, depuis la fin 2013, un sentier d’expansion plus soutenu que les comptes nationaux, néanmoins encore provisoires pour cette période.

Pour la première moitié de 2015, la croissance devrait s’établir à 0,3 % aux premier et deuxième trimestres. Sans être véritablement spectaculaire, une telle séquence, si elle se réalisait, conforterait néanmoins la trajectoire de sortie du régime de quasi-stagnation qui s’était instauré dans la première moitié de 2011. Mais on ne saurait qualifier ce mouvement de reprise qui devra en tout état de cause s’appuyer sur un franchissement du taux de croissance de long terme de l’économie, soit 0,4 % par trimestre, comme ce fut sans ambiguïté le cas après la récession de 2008/09.
Au vu des seules enquêtes de conjoncture, un tel signal n’est pas anticipé et on reste étonné de l’absence de réaction franchement positive des climats des affaires dans les différentes branches face à l’accumulation des bonnes nouvelles : baisses significatives de l’euro et du prix du pétrole, atténuation de l’austérité, montée en charge du CICE et entrée en phase opérationnelle du Pacte de Responsabilité. Mais échaudés par plusieurs années consécutives de déconvenue, par l’émergence du risque d’entrée en déflation, par la résurgence du problème grec et par la crise ukrainienne aux portes de l’Europe, les chefs d’entreprises sont-ils probablement devenus plus circonspects. Les délais de réaction des enquêtes à l’amélioration de l’environnement pourraient ainsi être plus longs qu’à l’accoutumée, ce qui ne préjuge heureusement pas d’une absence de reprise au cours de l’année 2015.

Hervé Péléraux, Département Analyse et Prévision

 

Le taux de croissance du PIB selon les comptes nationaux et selon l’indicateur

 

En %, t/t-1, prix chaînés, base 2010

2014 T1

2014 T2

2014 T3

2014 T4

2015 T1

2015 T2

INSEE

0

-0,1

+0,3

+0,1

-

-

Indicateur

+0,3

+0,2

+0,2

+0,2

+0,3

+0,3

Sources : INSEE, calculs et prévisions OFCE. 

 

Séries historiques


02/02/15

 

Le taux de croissance du PIB selon les comptes nationaux et selon l’indicateur

 

En %, t/t-1, prix chaînés, base 2010

2013 T4

2014 T1

2014 T2

2014 T3

2014 T4

2015 T1

INSEE

+0,2

0

-0,1

+0,3

-

-

Indicateur

+0,4

+0,3

+0,2

+0,2

+0,3

+0,2

Sources : INSEE, calculs et prévisions OFCE. 

 

Séries historiques


07/01/15

 

Le taux de croissance du PIB selon les comptes nationaux et selon l’indicateur

 

En %, t/t-1, prix chaînés, base 2010

2013 T4

2014 T1

2014 T2

2014 T3

2014 T4

2015 T1

INSEE

+0,2

0

-0,1

+0,3

-

-

Indicateur

+0,4

+0,3

+0,2

+0,2

+0,3

+0,3

Sources : INSEE, calculs et prévisions OFCE. 

 

Séries historiques

 


Note méthodologique

L’indicateur avancé vise à prévoir le taux de croissance trimestriel du PIB français deux trimestres au-delà des dernières données disponibles. Les composantes de l’indicateur sont sélectionnées parmi les données d’enquête et les données financières, séries rapidement disponibles et non révisées. Les séries mensuelles sont trimestrialisées par moyenne de leurs valeurs mensuelles. La sélection des séries est menée sur une base économétrique en partant des enquêtes de conjoncture réalisées dans les différents secteurs productifs (industrie, construction, services, commerce de détail) et auprès des consommateurs. Deux séries liées à l’environnement international sont également significatives, le taux de croissance du taux de change réel de l’euro contre le dollar et le taux de croissance réel du prix du pétrole.

Certaines des composantes sont avancées d’au moins deux trimestres, et peuvent être utilisées comme telles pour prévoir la croissance du PIB. Les autres sont coïncidentes, ou ne sont pas suffisamment avancées pour effectuer une prévision à deux trimestres. Ces séries doivent être prévues, mais sur un horizon de court terme qui n’excède jamais quatre mois. Toutes ces prévisions sont réalisées par des équations mensuelles autorégressives.
L’indicateur avancé est calculé au début de chaque mois, peu après la publication des enquêtes auprès des entreprises et des ménages.

Pour de plus amples informations, contacter Hervé Péléraux

 

observatoire français des conjonctures économiques - centre de recherche en économie de Sciences Po

69 quai d'Orsay  75340  Paris Cedex 07   tél: +33 (0)1 44 18 54 00