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L'indicateur avancé de l’OFCE pour l'économie française

2016   2015  2014  2013


29/06/2016

Le taux de croissance du PIB selon les comptes nationaux et selon l’indicateur

 

 

En %, t/t-1, prix chaînés, base 2010

2015 T2

2015 T3

2015 T4

2016 T1

2016 T2

2016 T3

INSEE

-0,1

+0,4

+0,4

+0,6

-

-

Indicateur

+0,3

+0,4

+0,5

+0,6

+0,4

+0,4

Sources : INSEE, calculs et prévisions OFCE. 

 

Séries historiques

 

 


03/06/2016

Le taux de croissance du PIB selon les comptes nationaux et selon l’indicateur

 

 

En %, t/t-1, prix chaînés, base 2010

2015 T2

2015 T3

2015 T4

2016 T1

2016 T2

2016 T3

INSEE

-0,1

+0,4

+0,4

+0,6

-

-

Indicateur

+0,3

+0,4

+0,5

+0,6

+0,4

+0,4

Sources : INSEE, calculs et prévisions OFCE. 

 

Séries historiques

 

 


Jalons sur la voie de la reprise - 09/05/2016

La publication, le 29 avril dernier, d’une croissance de l’économie française de 0,5 % au premier trimestre 2016 est un signal conjoncturel encourageant. Elle confirme d’abord le changement du régime de croissance engagé à partir de la seconde moitié de 2014, passé de 0,1 % par trimestre en moyenne entre le deuxième trimestre 2011 et le deuxième trimestre 2014 à 0,3 % depuis. Elle semble ensuite indiquer que la capacité de croissance de l’économie française ne s’est pas éteinte après les crises à répétition survenues depuis 2008. Enfin, en atteignant 0,5 %, comme anticipé par l’indicateur, la croissance du premier trimestre 2016 s’est élevée au-delà de la croissance de long terme évaluée à 0,4 % par trimestre selon l’indicateur, ce qui pourrait signer une entrée de l’économie française en phase de reprise si le rythme d’expansion se maintenait durablement au-dessus de ce seuil.

L’expérience récente a montré que les signaux de reprise lancés par les comptes trimestriels pouvaient être trompeurs : les derniers épisodes de croissance forte au deuxième trimestre 2013 et au premier trimestre 2015 sont en effet restés sans suite, avec une retombée immédiate du taux de croissance le trimestre suivant. Ces précédents pourraient laisser craindre le renouvellement d’un tel scénario dans la première moitié de 2016, mais l’accumulation de signaux positifs émanant du bloc enquêtes, contrairement à début 2015, diminue le risque de cette éventualité à l’heure actuelle.

Sur la base des données d’enquêtes disponibles jusqu’en avril 2016, la croissance escomptée par l’indicateur serait de 0,4 % au deuxième trimestre 2016, rythme équivalent à celui de la croissance de long terme. Il est toutefois à noter qu’à ce stade de l’information conjoncturelle en provenance des enquêtes, seul le mois d’avril est connu pour le deuxième trimestre. Les climats de confiance étant extrapolés sur les mois manquants, mai et juin, ces prévisions de croissance sont plus incertaines qu’à un stade plus avancé de l’information.

Mais il n’en demeure pas moins qu’à la différence de l’année dernière à la même époque, l’amélioration de l’environnement macroéconomique s’accompagne désormais de signaux qualitatifs de reprise émanant du bloc enquêtes. Ce qui accroît maintenant très fortement la probabilité de l’enclenchement d’une phase de réelle reprise en 2016.

Hervé Péléraux, Département Analyse et Prévision

 

Le taux de croissance du PIB selon les comptes nationaux et selon l’indicateur

 

 

En %, t/t-1, prix chaînés, base 2010

2015 T1

2015 T2

2015 T3

2015 T4

2016 T1

2016 T2

INSEE

+07

0

+0,4

+0,3

+0,5

-

Indicateur

+0,3

+0,3

+0,4

+0,5

+0,6

+0,4

Sources : INSEE, calculs et prévisions OFCE. 

 

Séries historiques

 


30/03/2016

Le taux de croissance du PIB selon les comptes nationaux et selon l’indicateur

 

En %, t/t-1, prix chaînés, base 2010

2015 T1

2015 T2

2015 T3

2015 T4

2016 T1

2016 T2

INSEE

+0,6

0

+0,4

+0,3

-

-

Indicateur

+0,3

+0,3

+0,4

+0,5

+0,6

+0,4

Sources : INSEE, calculs et prévisions OFCE. 

 

Séries historiques

 

 


01/03/2016

Le taux de croissance du PIB selon les comptes nationaux et selon l’indicateur

 

En %, t/t-1, prix chaînés, base 2010

2015 T1

2015 T2

2015 T3

2015 T4

2016 T1

2016 T2

INSEE

+0,7

0

+0,3

+0,3

-

-

Indicateur

+0,3

+0,3

+0,4

+0,5

+0,6

+0,5

Sources : INSEE, calculs et prévisions OFCE. 

 

Séries historiques

 

 


Les signaux de reprise persistent - 02/02/2016

La hausse du PIB de 0,2 % publiée par l’INSEE le 29 janvier 2016 montre que la croissance hexagonale reste insuffisante pour inscrire l’économie française sur une trajectoire de reprise. La croissance moyenne s’est bien redressée depuis la seconde moitié de 2014, mais en atteignant à peine à 0,3 % par trimestre, elle reste inférieure à la croissance de long terme, estimée à +0,4 % par l’indicateur, qui historiquement délimite les phases de reprises et de ralentissement.

Dans le même temps, l’indicateur avancé délivre des signaux de reprise, frôlant la croissance de long terme au troisième trimestre et la franchissant durablement à partir du quatrième trimestre. Le comportement des enquêtes de conjoncture dans l’industrie, les services et la construction, sur lesquelles est bâti l’indicateur, sous-tend en effet le basculement de l’économie française du régime de ralentissement qui prévaut depuis le deuxième trimestre 2011 à celui de reprise. Les arguments ne manquent pas pour étayer une telle perspective : la baisse du prix du pétrole, la dépréciation de l’euro, la politique monétaire ultra accommodante, un environnement européen plus porteur, la montée en charge du CICE et du Pacte de Responsabilité et enfin l’allègement de l’austérité.

Dans une configuration aussi favorable, la hausse du PIB de 0,2 % affichée au quatrième trimestre laisse un goût amer. Mais ce retard à « l’allumage » est probablement lié à des délais de diffusion de ces multiples impulsions positives à l’économie plus longs qu’à l’habitude, en raison d’un tissu productif altéré par plusieurs années de crise. Il ne doit pas être interprété trop hâtivement comme une preuve définitive de l’incapacité de l’économie française à générer de la croissance. De plus, pour brouiller un peu plus les pistes, des facteurs ponctuels ont affecté l’activité au quatrième trimestre. D’abord, les températures anormalement élevées de novembre et de décembre ont réduit la consommation de produits énergétiques. Ensuite, l’effet des attentats terroristes du 13 novembre sur les segments de consommation tels que le commerce, l’hébergement et la restauration a été significatif. Mais il n’en demeure pas moins, au niveau global, que la confiance des chefs d’entreprise, bien que s’améliorant lentement, est intacte, et les signaux de reprise qu’ils sous-tendent également.

Hervé Péléraux, Département Analyse et Prévision

 

Le taux de croissance du PIB selon les comptes nationaux et selon l’indicateur

 

 

En %, t/t-1, prix chaînés, base 2010

2015 T1

2015 T2

2015 T3

2015 T4

2016 T1

2016 T2

INSEE

+0,7

0

+0,3

+0,2

-

-

Indicateur

+0,3

+0,3

+0,4

+0,5

+0,5

+0,4

Sources : INSEE, calculs et prévisions OFCE. 

 

Séries historiques

 

 

 


11/01/2016

 

Le taux de croissance du PIB selon les comptes nationaux et selon l’indicateur

 

 

 

En %, t/t-1, prix chaînés, base 2010

2014 T4

2015 T1

2015 T2

2015 T3

2015 T4

2016 T1

INSEE

+0,1

+0,7

0

+0,3

-

-

Indicateur

+0,3

+0,3

+0,3

+0,4

+0,5

+0,5

Sources : INSEE, calculs et prévisions OFCE. 

 

Séries historiques

 

 


Note méthodologique

L’indicateur avancé vise à prévoir le taux de croissance trimestriel du PIB français deux trimestres au-delà des dernières données disponibles. Les composantes de l’indicateur sont sélectionnées parmi les données d’enquête et les données financières, séries rapidement disponibles et non révisées. Les séries mensuelles sont trimestrialisées par moyenne de leurs valeurs mensuelles. La sélection des séries est menée sur une base économétrique en partant des enquêtes de conjoncture réalisées dans les différents secteurs productifs (industrie, construction, services, commerce de détail) et auprès des consommateurs. Deux séries liées à l’environnement international sont également significatives, le taux de croissance du taux de change réel de l’euro contre le dollar et le taux de croissance réel du prix du pétrole.

Certaines des composantes sont avancées d’au moins deux trimestres, et peuvent être utilisées comme telles pour prévoir la croissance du PIB. Les autres sont coïncidentes, ou ne sont pas suffisamment avancées pour effectuer une prévision à deux trimestres. Ces séries doivent être prévues, mais sur un horizon de court terme qui n’excède jamais quatre mois. Toutes ces prévisions sont réalisées par des équations mensuelles autorégressives.
L’indicateur avancé est calculé au début de chaque mois, peu après la publication des enquêtes auprès des entreprises et des ménages.

Pour de plus amples informations, contacter Hervé Péléraux

 

observatoire français des conjonctures économiques - centre de recherche en économie de Sciences Po

69 quai d'Orsay  75340  Paris Cedex 07   tél: +33 (0)1 44 18 54 00