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L'économie française 2012 -
Septembre 2011
Sous la direction d'Éric Heyer
Éditions La Découverte
Collection: Repères
Sommaire
Nous sommes
au cœur de la première grande
crise de la mondialisation.
Aucune zone n’a été épargnée et
n’a échappé à une brutale et
franche chute de son activité en
2009, la plus violente depuis
les années 1930. Cette crise est
intervenue au moment où la
croissance française, dans le
sillage de celle observée
ailleurs en zone euro, reprenait
des couleurs après être restée
engluée dans une croissance
médiocre à la suite du
ralen-tissement marqué de
l’économie mondiale en 2001 : l’ajuste-ment
nécessaire des bilans et des
appareils de production des
entreprises, après l’euphorie de
la fin des années 1990, a été
d’autant plus laborieux qu’aucun
instrument macroéconomique n’a
été mobilisé pour maintenir la
croissance à flot. L’apprécia-tion
de l’euro, inévitable sans
politique de change, des
politi-ques non coordonnées
voire non coopératives et une
politique budgétaire corsetée
n’ont évidemment rien arrangé au
marasme de l’après-bulle
Internet.
L’Union
européenne apparaît aujourd’hui
très faible, prisonnière de
leaderships politiques myopes,
fragmentée par de nombreuses
politiques économiques choisies
des vingt-sept États membres. La
crise, en revanche, pourrait
être l’occasion pour de
nouvelles politiques communes
sur la cohésion sociale, le
secteur financier, la politique
fiscale. La crise encore
pourrait être l’occasion d’une
réinvention de la politique qui
prend acte de la limite de la
centralité nationale en
acceptant la perte du contrôle
illusoire sur la société.
Y aurait-il
une fatalité européenne rendant
les phases de croissance
toujours plus brèves et moins
intenses en France et en Europe
qu’aux États-Unis ? Ou alors, le
chômage et la faible croissance
ne sont-ils que les résultats de
choix peu judicieux ?
L’examen de
notre histoire macroéconomique
récente fournit assurément
quelques éléments de réponse aux
questions sur la dynamique en
cours. Cet ouvrage, dans une
première partie, analyse
l’économie française dans toutes
ses composantes, en situant les
années 2011 et 2012 dans les
évolutions de longues périodes.
La seconde partie propose des
analyses plus approfondies de
certains thèmes qui constituent
certains des aspects majeurs des
débats actuels. La jeunesse
actuelle serait-elle sacrifiée ?
Quel a été l’impact sexué de la
crise économique sur le marché
du travail ? Quel bilan peut-on
faire de la mesure
de défiscalisation des heures
supplémentaires ? Quels liens
existent entre la dette
publique, la richesse publique
et la croissance économique ?
Faut-il inscrire le retour à
l’équilibre des finances
publiques dans la Constitution ?
Comment se comporte le marché de
l’immobilier en France ?
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