Crise sanitaire, emploi, chômage : l’Ile de France en première ligne

Par Bruno Coquet

Les conséquences de la crise sanitaire sur l’emploi et le chômage s’aggravent et deviennent de plus en plus hétérogènes d’une région à l’autre, comme nous avons récemment illustré (Blog de l’OFCE du 4 mars 2021).

Lire la suite de « Crise sanitaire, emploi, chômage : l’Ile de France en première ligne »
Share Button

Crise sanitaire, chômage, inégalités territoriales

par Bruno Coquet

Au printemps 2020, l’activité économique et le marché du travail se sont figés dans l’ensemble du pays. Dans ce premier temps de la crise, les nuances entre secteurs, et surtout entre territoires ont été reléguées au second plan. Puis, tout au long de l’année 2020, le déconfinement, les restrictions ciblées, les couvre-feux, le deuxième confinement, les activités partiellement ou totalement mises à l’arrêt selon qu’elles étaient considérées plus ou moins « essentielles », le tout parfois combiné à la saisonnalité de l’offre ou de la demande, ont introduit de la complexité et une grande hétérogénéité des effets de la crise sanitaire.

Lire la suite de « Crise sanitaire, chômage, inégalités territoriales »
Share Button

Salaire de référence des chômeurs : supprimer le problème ou le résoudre

par Bruno Coquet

Les allocations chômage que perçoivent les chômeurs indemnisés remplacent une partie du salaire qu’ils recevaient lorsqu’ils occupaient un emploi : ce salaire sert de référence au calcul de l’allocation, il est celui auquel est appliqué le taux de remplacement et sur la base duquel l’assureur essaie de stabiliser la consommation du chômeur ; il représente donc une question fondamentale en matière d’assurance chômage.

Lire la suite de « Salaire de référence des chômeurs : supprimer le problème ou le résoudre »
Share Button

États-Unis : en attendant la relance

par Christophe Blot

À l’image des performances économiques de l’ensemble des pays industrialisés, l’activité a fortement reculé au deuxième trimestre 2020 outre-Atlantique avant un rebond tout aussi marqué le trimestre suivant. Aux États-Unis, la gestion de la crise repose en grande partie sur les États et l’élection de Joe Biden ne devrait pas modifier ce cadre puisqu’il déclarait le 19 novembre qu’il n’ordonnerait pas de confinement global. Pour autant, la situation sanitaire connaît une nouvelle dégradation avec plus de 200 000 nouvelles contaminations par jour en moyenne depuis début décembre. De nombreux États adoptent en conséquence des mesures prophylactiques plus contraignantes sans pour autant revenir sur un confinement tel que celui observé au printemps. Cette situation pourrait ternir la situation conjoncturelle en fin d’année et aussi le début du mandat du nouveau Président élu en novembre dernier. Elle rend surtout encore plus nécessaire la mise en œuvre d’un nouveau plan de relance retardé par la période électorale.

Lire la suite de « États-Unis : en attendant la relance »
Share Button

Dégressivité des allocations-chômage : que peut-on attendre ?

Par Bruno Coquet

La dégressivité des allocations chômage est populaire, car sa mécanique intuitive de pression financière sur les chômeurs a la force de l’évidence. Vingt ans après sa suppression, la dégressivité sera réintroduite en 2021, pour les chômeurs ayant un salaire de référence supérieur 4 500€.

Les gains immédiats de la dégressivité en termes de sorties du chômage et de baisse des dépenses d’assurance à court terme sont le plus souvent au rendez-vous. En pratique, la dégressivité n’est cependant en vigueur que dans une petite minorité de pays comparables à la France, mais sous des formes à la fois moins ciblées et moins sévères. En effet, cette formule fait face à une forte opposition des chômeurs concernés et de la littérature économique. Replacée dans le panorama complet des différents aspects de l’assurance chômage, cette formule a en effet de nombreuses conséquences délétères, si bien que la théorie économique comme les évaluations conduisent très majoritairement préférer des profils constants, ou même progressifs.

Lire la suite de « Dégressivité des allocations-chômage : que peut-on attendre ? »
Share Button

Le chômage partiel, outil crucial en temps de crise : une évaluation au mois d’avril 2020

Par Département Analyse et Prévision, rédigé par Céline Antonin et Christine Rifflart

Le marché du travail a été frappé de plein fouet par la chute d’activité générée par la crise de la Covid-19. Dès la mi-mars 2020, les décisions d’urgence sanitaire prises pour endiguer la propagation du virus ont contraint les entreprises à s’ajuster. Les commerces non essentiels et les lieux recevant du public ont dû fermer mais plus largement, c’est l’ensemble des entreprises qui a dû faire face à ce choc d’ampleur inédite. Afin de protéger la structure productive et de soutenir le pouvoir d’achat, les gouvernements européens ont mis en place des mesures ciblées sur le marché du travail, d’ampleur inégalée – même au pire moment de la crise de 2008 – dans le but de mutualiser le coût économique et social de la crise. En particulier, les dispositifs de chômage partiel (ou activité partielle) indemnisant les salariés en cas de réduction temporaire de la durée du travail, permettent de limiter l’impact de la crise sur l’emploi. Sur la base du Policy Brief 69[1] rédigé par le Département Analyse et Prévision de l’OFCE, nous retraçons brièvement les conséquences de cette crise sur l’emploi au cours du mois d’avril et soulignons que l’impact final sur l’emploi salarié apparaît in fine, du moins en Europe, très faible au regard des pertes potentielles d’emplois liées à la crise, notamment grâce au dispositif du chômage partiel. Faute d’un dispositif similaire, les Etats-Unis connaissent de très fortes destructions d’emplois salariés.

Lire la suite de « Le chômage partiel, outil crucial en temps de crise : une évaluation au mois d’avril 2020 »
Share Button

Quelle information tirer des chiffres du chômage américain sur la reprise ?

par Christophe Blot

Alors que certains craignaient une envolée du chômage aux États-Unis et pronostiquaient un pic au-delà de 20 %[1], les chiffres communiqués par le Bureau of Labor Statistics pour le mois de mai ont surpris. Selon les données d’enquête, le nombre de chômeurs a baissé de plus de 2 millions en un mois dans un contexte marqué par la levée progressive des mesures restreignant l’activité et la circulation des citoyens américains. Toutefois, les contraintes du confinement ont également affecté la collecte d’information auprès des entreprises et des ménages et potentiellement biaisé l’estimation du taux de chômage. La baisse du chômage pourrait-elle être fallacieuse ? S’il ne fait aucun doute que l’économie américaine est en récession[2], il n’en demeure pas moins qu’il est crucial de savoir si le creux est passé ou si les États-Unis continuent à s’enfoncer dans la crise économique.

Lire la suite de « Quelle information tirer des chiffres du chômage américain sur la reprise ? »
Share Button

La crise du COVID-19 et le marché du travail américain : hausse des inégalités et de la précarité en perspective

par Christophe Blot

Aux États-Unis comme en France, la crise du COVID-19 se traduit par de nombreuses mesures contraignant les activités économiques afin de limiter la propagation du virus. Il en résultera une chute du PIB, déjà entrevue au premier trimestre 2020 et qui sera fortement amplifiée au deuxième trimestre. Dans un pays caractérisé par une faible protection de l’emploi, cette récession inédite se répercute rapidement sur le marché du travail comme le reflète l’augmentation du taux de chômage passé d’un point bas à 3,5 % en février à 14,7 % en avril, soit un niveau qui n’avait pas été observé depuis 1948. Comme l’ont récemment montré pour la France Bruno Ducoudré et Pierre Madec, la crise en cours aux États-Unis devrait aussi se traduire par des inégalités et une précarité accrue. Et lee choc sera d’autant plus important que les filets de protection sociale sont moins développés aux États-Unis.

Lire la suite de « La crise du COVID-19 et le marché du travail américain : hausse des inégalités et de la précarité en perspective »
Share Button

Peut-on tirer des enseignements de l’expérimentation finlandaise de revenu universel ?

par Guillaume Allègre

Entre 2017 et 2018, la Finlande a conduit une expérimentation de revenu universel qui a donné lieu à une médiatisation importante. 2 000 chômeurs recevant l’allocation de base (560 euros mensuel) ont reçu la même somme sous forme de revenu inconditionnel, pouvant se cumuler avec les revenus du travail pendant la durée de l’expérimentation (2 ans non renouvelés).  Le 6 mai 2020 est paru le rapport final d’évaluation de l’expérimentation (voir la version anglaise du résumé des résultats). Les évaluateurs concluent que le revenu universel expérimental a eu des effets positifs modérés sur l’emploi et des effets positifs sur la sécurité économique et la santé mentale. Selon le rapport final, les individus du groupe de traitement ont travaillé en moyenne environ 6 jours ouvrés supplémentaires (ils ont travaillé 78 jours). Ils ont connu significativement moins de stress mental, de dépression, de solitude et leur fonctionnement cognitif était perçu comme meilleur. La satisfaction de leur vie était significativement plus élevée. Les résultats de l’expérimentation semblent donc plaider en faveur du revenu universel. Mais peut-on vraiment tirer des enseignements de l’expérimentation dans la perspective d’une généralisation du dispositif ? En 2018, j’avais écrit que l’expérimentation du revenu universel était « impossible ». L’expérience finlandaise vient-elle démentir cette assertion ? Il s’avère qu’il est difficile de tirer des enseignements.

Lire la suite de « Peut-on tirer des enseignements de l’expérimentation finlandaise de revenu universel ? »
Share Button

Les effets macroéconomiques du confinement : quels enseignements de modèles à agents hétérogènes

Stéphane Auray (CREST-Ensai et ULCO) et Aurélien Eyquem (Univ. Lyon et IUF), Chercheurs associés à l’OFCE

En France, une relance de 100 milliards d’euros a été adoptée et les prestations d’assurance-chômage ont été étendues pour permettre un chômage partiel massif. Nous quantifions les effets de ces deux types de politiques conjointement à choc de confinement sur les variables macroéconomiques et montrons que, conditionnellement à notre modèle, les deux mesures n’ont pratiquement aucun effet sur la production globale. Bien que ces politiques soient relativement inefficaces pour atténuer la dynamique globale de la production et du chômage, elles ont pourtant des effets potentiellement importants sur le bien-être des ménages.

Lire la suite de « Les effets macroéconomiques du confinement : quels enseignements de modèles à agents hétérogènes »
Share Button